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29 mars au 6 avril 2014

Semaine québécoise des adultes en formation
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24 avril 2014

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4 au 6 juin 2014

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Nouvelles

4 au 6 juin 2014 à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR)
Journées d’étude
Être un joueur d’impact : la formation continue au cœur des stratégies

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22 novembre 2013 – Gala 25e anniversaire de la SOFEDUC
Lauréat du Prix Fidélité remis à l’ACDEAULF pour sa contribution à la création de la SOFEDUC et à la promotion de la formation continue depuis plus de 25 ans
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Mot du président

Le rapport Bissonnette-Porter sur une loi-cadre des universités et le rapport d’étape Tremblay-Roy sur la politique de financement des universités convergent tous deux vers les programmes courts.

Madame Bissonnette, qui remet en question ces programmes depuis 20 ans, soutient que la participation universitaire aux programmes de baccalauréat est plus faible au Québec qu’en Ontario. Selon les auteurs, il s’agit d’un signe de faiblesse de notre système universitaire, symbolisé par une surparticipation des étudiants aux programmes courts.

En fait, le certificat est souvent un marchepied au baccalauréat par cumul. Il permet l’accessibilité aux études universitaires et, dans la plupart des universités, il répond aux mêmes normes de qualité que les baccalauréats. Ils ne sont pas un sous-ordre universitaire. Ils font partie de l’offre de formation universitaire québécoise.

Madame Bissonnette et M. Porter auraient plutôt dû s’étonner de la faible proportion d’adultes dans des programmes universitaires de 1er cycle à l’extérieur du Québec, soit 2 fois moins qu’au Québec pour une population 3 fois plus grande. Cette faible proportion est le symptôme d’un système canadien mal adapté aux besoins actuels de la société et qui devrait ouvrir ses portes à l’ensemble des citoyens, peu importe leur âge. L’absence de certificats et de baccalauréats par cumul signale un manque systémique dans le Canada hors Québec.

Le rapport Tremblay-Roy renchérit en questionnant constamment le financement et la pertinence des programmes courts et de la formation continue. Que tirer de ce leitmotiv? Que la vision traditionnelle universitaire domine chez les acteurs consultés par le comité et chez les auteurs! L’université québécoise serait, à leurs yeux, celle des 18-24 ans et des 3 % des 24 ans et plus inscrits aux études supérieures! Étrange, puisque les chiffres même du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie (MESRST) montrent que 47 % des étudiants québécois actuels ont plus de 25 ans et sont inscrits dans des programmes à temps partiel, dont une forte proportion dans les certificats. On peut dire que : « L’université québécoise est l’université des 25 ans et plus. »

Le programme court, héritage du Rapport Parent, a été avec la politique des faibles droits de scolarité, LE levier d’accessibilité aux études universitaires des cinquante dernières années. Cette accessibilité est une valeur québécoise.

Hélas ! Le rapport d’étape du chantier sur la politique de financement des universités ne retient nullement « l’accessibilité aux études » parmi les neuf objectifs proposés au gouvernement pour définir la politique de financement.

S’agirait-il d’un changement majeur de politique gouvernementale? Verrons-nous sacrifier sur l’autel d’un certain élitisme le principal outil de l’accessibilité aux études que sont les certificats universitaires et, ce faisant, diminuer de facto la valeur québécoise d’égalité des chances. Triste constat!


Nadine Le Gal

Christian Blanchette
Président


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