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Mot du président

Abolir le 1 % en formation serait une erreur

En septembre dernier, dans le cadre de la Commission de révision permanente des programmes du gouvernement, le président du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec, M. Christian Bélair, a fait part au ministre Martin Coiteux de leur souhait de voir abolir la loi 90 estimant que cette loi n’a pas donné les résultats escomptés. En fait, quelques acteurs du monde des affaires se questionnent quant aux réels impacts de cette loi sur l’amélioration de la productivité du Québec.

La question est légitime. Cette loi, qui impose aux entreprises ayant une masse salariale de 1 million et plus de consacrer 1 % de cette somme à la formation de leurs employés, a-t-elle répondu à ses promesses depuis son adoption en 1995? De là à en revendiquer son abolition purement et simplement, le Regroupement des jeunes chambres y va un peu fort.
L’obligation d’investir dans le développement de sa main-d’oeuvre ne devrait jamais poser problème à une entreprise. Bien au contraire, cela devrait faire partie de son plan d’affaires, autant en ce qui concerne l’amélioration de sa productivité qu’au niveau de son image de citoyen corporatif responsable. Au rythme de l’évolution technologique et avec la force de la concurrence internationale, la formation continue devrait être l’une des considérations de premier plan pour la vitalité économique à court, moyen et long termes autant de leur entreprise que de la collectivité.
Sans cette loi, il est fort à parier que quelques entreprises négligeraient l’importance de développer leur personnel sauf en cas de force majeure. En effet, lorsque l’on fonctionne avec du personnel réduit et que chaque employé assure une plus grande part de responsabilités dans le fonctionnement de leur organisation, le libérer pour se former peut parfois être perçu comme un fardeau plutôt qu’un investissement. C’est tellement vrai que certaines entreprises préfèrent verser la somme devant être investie en formation au Fond de développement et de reconnaissance des compétences de la main-d’oeuvre plutôt que dans le développement de leur personnel. Une aberration qui se chiffrait à 96,4 millions à la fin 2013.

Le problème avec la loi 90 n’est pas tant l’obligation du 1 % de la masse salariale à investir en formation. Il s’agit plutôt des mécanismes qui ont été mis en place pour analyser, encadrer et évaluer les formations et les organismes formateurs. Les entreprises sont souvent laissées à elles-mêmes et la multitude de fournisseurs en formations accréditées par Emploi-Québec, souvent sans trop de contraintes, font en sorte que l’argent n’est pas toujours bien investi. Résultat : les impacts réels directs sur la productivité se font attendre faute de mécanismes et d’outils rigoureux pour encadrer un type d’activité qui devrait assurément améliorer les performances.

Nadine Le Gal

Richard Chénier
Président


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